Le Ramadan et le jeûne (Sawm)

⏱ 7 min de lecture Mis à jour le 2026-07-15
Le Ramadan et le jeûne (Sawm)

Le Ramadan est le mois le plus attendu de l'année musulmane: le mois du jeûne, des longues nuits de prière, de la charité et des retrouvailles familiales après le coucher du soleil. Jeûner ce mois, le sawm, est l'un des cinq piliers de l'islam, prescrit dans le Coran comme un moyen de se rapprocher de Dieu et de cultiver la maîtrise de soi et la reconnaissance. Cet article présente le jeûne et le culte qui l'entoure.

Le jeûne de l'aube au coucher du soleil

Pendant le Ramadan, les musulmans qui en sont capables s'abstiennent de nourriture, de boisson, de tabac et de relations conjugales de l'aube au coucher du soleil. Le jeûne du jour commence aux premières lueurs du Fajr, lorsque, selon les mots du Coran, un fil blanc se distingue d'un fil noir, et s'achève au coucher du soleil avec la prière du Maghrib. Deux repas encadrent la journée: le suhoor avant l'aube, et l'iftar pour rompre le jeûne au coucher du soleil, traditionnellement avec des dattes et de l'eau avant le repas du soir.

Le jeûne est obligatoire pour les musulmans pubères, sains d'esprit et physiquement aptes. L'islam prévoit des dérogations: les malades, les voyageurs, les femmes enceintes et allaitantes, celles qui ont leurs menstrues, ainsi que les personnes âgées et affaiblies peuvent être dispensés, rattrapant les jours plus tard ou offrant une compensation pour nourrir un pauvre. La tradition met l'accent sur la facilité, non sur la difficulté.

Nuits de prière et Laylat al-Qadr

Les nuits du Ramadan ont leur propre culte. Après la prière de l'Isha, de nombreuses mosquées tiennent le Tarawih, de longues prières surérogatoires accomplies en congrégation, parcourant souvent une grande partie du Coran au fil du mois. Les dix dernières nuits sont les plus sacrées, car elles renferment Laylat al-Qadr, la Nuit du Destin, que le Coran dit meilleure que mille mois, et durant laquelle sa révélation a commencé. Beaucoup de fidèles consacrent ces nuits à un surcroît de prière, et certains observent l'i'tikaf, une retraite spirituelle à la mosquée.

La Zakat al-Fitr et l'Aïd al-Fitr

Avant la fin du mois, les musulmans versent la Zakat al-Fitr, un don caritatif de nourriture ou de sa valeur, afin que les pauvres puissent eux aussi prendre part à la fête. Le Ramadan s'achève alors par l'Aïd al-Fitr, la fête de la rupture du jeûne, qui s'ouvre par une prière en congrégation et un prêche. Il est d'ailleurs interdit de jeûner le jour de l'Aïd: c'est un jour de joie et de gratitude.

Le Ramadan à la mosquée et au-delà

Le Ramadan ramène la communauté à la mosquée comme aucun autre moment de l'année, pour le Tarawih et les iftars partagés. Il s'inscrit naturellement dans le rythme plus large des cinq prières quotidiennes (Salat), et son esprit de dévotion et de pèlerinage fait écho à celui du Hajj et la Omra. Pour trouver une mosquée tenant le Tarawih ou un iftar communautaire près de chez vous, utilisez MosqueFinder pour trouver une mosquée dans votre région, ou explorez-les sur la la carte interactive.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Ramadan?
Le Ramadan est le neuvième mois du calendrier lunaire musulman et le mois au cours duquel les musulmans croient que la révélation du Coran a commencé. Durant tout ce mois, les musulmans adultes qui en sont capables jeûnent de l'aube au coucher du soleil. Le jeûne du Ramadan est l'un des cinq piliers de l'islam.
Que sont le suhoor et l'iftar?
Le suhoor est le repas pris avant l'aube, avant le début du jeûne. L'iftar est le repas qui rompt le jeûne au coucher du soleil, à l'heure de la prière du Maghrib; il est de tradition de rompre le jeûne avec des dattes et de l'eau, suivant la pratique du Prophète Muhammad.
Qui est dispensé du jeûne?
Le jeûne est requis des musulmans pubères, sains d'esprit et physiquement capables. Les personnes malades, en voyage, enceintes, allaitantes, ayant leurs menstrues, ou âgées et affaiblies peuvent en être dispensées; beaucoup rattrapent les jours manqués (qada) ou, à défaut, versent une compensation (fidya) en nourrissant un pauvre. En cas de doute, il convient de demander un avis religieux et, au besoin, médical.

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